Web 2.0 : la sérendipité n’existe pas !

Posted on 11 janvier 2011

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Quoi ? Mais pourtant il en parle souvent, le Seb ?!

En effet, la sérendipité fait partie de mes sujets de « prédilection » sur ce blog, mais il est important de recadrer mes précédents articles.
D’une part, les articles liés à la sérendipité que j’ai rédigés auparavant ne rentrent pas dans le cadre du web social, mais bien du web sémantique ou dans un cadre pédagogique non associé au web. Et, d’autre part, nul n’est à l’abris d’erreurs de jugement et, Des TIC au tac étant mon laboratoire réflexif personnel, je ne vois pas de contre-indications à revoir mes points de vue.

Bon, il nous veut quoi aujourd’hui alors ?

C’est vrai : pourquoi tout d’un coup prendre un contre-pied et « retourner ma veste » quant à l’existence de la sérendipité ?
L’histoire est simple et commence avec une discussion avec Madeleine Hubert autour d’un café : la sérendipité c’est bien beau comme principe, mais est-ce réellement un mode de fonctionnement informationnel ?
Déjà, le doute avait germé dans mon esprit, suite au long commentaire enrichissant de B. Majour : «personne ne trouve une solution par hasard».
En effet, il me semblait depuis lors que le principe de sérendipité était effectivement tronqué ; à la fois par la définition que l’on en donne et, surtout, par ma compréhension de la notion.

Alors, recontextualisons !

Et bien oui, c’est quoi la sérendipité ? Et comment cela s’applique-t-il sur le web ?
Selon notre chère encyclopédie collaborative, la sérendipité, c’est « un terme pour désigner des « découvertes inattendues » ». Okay. Et maintenant, sur le web social, ces découvertes sont-elles réellement inattendues ?
Je tends à dire que non : en analysant les fonctionnements des outils collaboratifs (wiki, blog,médias sociaux,…) et les usages qui leur sont associés, il semble évident que cet hasard n’en est pas un !
Je m’explique : lorsque, en période de recherche documentaire, on découvre des liens inattendus et des associations qui ne nous seraient pas venues naturellement à l’esprit, ça n’est pas lié au hasard mais bien au travail réalisé en amont par le blogger ou le surfer participatif.
Ces liens surprenants, à notre sens, ne le sont pas pour le rédacteur de l’information : c’est ce dernier qui a induit les relations, c’est ce dernier qui infléchit notre réflexion sur le sujet. Est-ce du hasard ? Ou est-ce simplement une démarche intellectuelle qui diffère de la nôtre et qui nous semble incongrue ?
Ainsi, le hasard perçu dans les rebondissements de liens en liens n’est que perception et non pas réellement surprenant.

La sérendipité, un mode mental particulier ?

M’ayant mis l’eau à la bouche avec son tweet, Christophe Deschamps m’a décidé à rédiger cet article («me demande d’ailleurs s’il n’y aurait pas congruence entre ce moment de travail relatif et le fait d’être plus ouvert à la découverte»).
En effet, il me semble également que lors d’une démarche de recherche informationnelle, l’on se concentre sur des éléments d’ouverture d’esprit plus intense qu’en temps normal. Pour paraphraser Jacques Fradin dans son excellent essai «L’intelligence du stress», en période de recherche, l’on tend à décentrer notre attention du Mode Mental Automatique, vers le Mode Mental Préfrontal, plus propice à l’ouverture d’esprit et au goût de l’inattendu.

Et tout ce blabla, c’est pour dire quoi ?

Et bien, pas grand chose ! Comme mentionné en début de cet article (et dans le premier billet de ce blog), Des TIC au tac me sert d’outil de prise de notes et de réflexion. Si la lecture de ce billet vous a intéressé, j’en suis ravi. D’autant plus que, par volonté de ma part, j’ai induit de la sérendipité dans ce billet, à travers les liens suggérés.
Alors… Sérendipité ou non ? 🙂

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Posted in: Infodoc, Web