La zemblanité, moteur d’apprentissage ?

Posted on 15 mars 2010

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Quittons un peu le principe de sérendipité pour se tourner un peu vers son contraire : la zemblanité.
Considérée comme le fait d’arriver systématiquement à des résultats inutiles & attendus, elle peut être assimilée à l’échec perpétuel.

Néanmoins, il apparaît que la zemblanité fait partie intégrante de nos systèmes d’enseignement : n’entendons-nous pas fréquemment que l’on apprend de nos erreurs ? Nos professeurs ne nous laissent-ils pas sur des pistes erronées, simplement pour nous confronter à un échec ?

Plus qu’un simple cheminement tronqué nous menant continuellement à des réponses tronquées, la zemblanité nous est utile : c’est elle qui nous motive à trouver des solutions autres, à sortir des sentiers battus, rejoignant sur ce point la sérendipité. Ainsi, bien que totalement opposées, ces deux notions peuvent nous mener au même point : l’innovation.

Qui plus est, il semble évident que seule la zemblanité trouve sa place dans un système éducatif : un enseignant — au sens générique du terme — peut « superviser » l’apprenant, tout en sachant que celui-ci est dans l’erreur. À l’opposé, on ne peut enseigner à la sérendipité.

La zemblanité, bien que trop souvent considérée comme exaspérante, est donc en fait un point positif, permettant aux plus réfléchis [1] de trouver de nouvelles voies de recherche, de se lancer sur les sentiers de … la sérendipité.


[1] Sur ce point, j’aime toujours la théorie du crapaud fou pour illuster la notion d’innovateur.

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Posted in: Infodoc