Les documentalistes, au cœur du web temps-réel

Posted on 5 février 2010

1


Alors que la question du(des) rôle(s) des documentalistes dans la gestion de l’information sur le net est au centre de tous les esprits — surtout ceux des employeurs — et que l’on entend la sempiternelle réplique du « Tout le monde sait chercher sur Google », le web temps-réel pourrait apporter une réponse : les besoins informationnels « tranditionnels » sont plus nécessaires que jamais : la sélection & la validation de l’information.

En effet, qui ne cherche pas à valider l’information qu’il collecte sur Twitter ? La sélection des followers, la recherche de personnes ressources pertinentes, etc. font partie du quotidien des usagers du temps-réel.

On a souvent vu l’effet d’une mauvaise sélection de références (mort de Johnny Depp [1], crash d’avion à Lille [2],…). Ces informations, qui peuvent passer pour amusantes dans le cadre de la vie privée, peuvent rapidement tourner au désastre dans le cadre d’une entreprise à la recherche de l’information stratégique.

La validation apportée par l’expertise du documentaliste est donc une véritable avantage, un véritable besoin.

En centre de doc, et même en bibliothèque, cette validation est en réalité assez simple à mettre en place : de même que l’on effectuait des revues de presse il y a encore quelques années (nostalgie, quand tu nous tiens !), il nous suffit de créer des listes thématiques à mettre à disposition de nos lecteurs.

En parallèle, on observe les mêmes questionnements existentiels chez les journalistes : une expérience actuellement menée, Huis Clos sur le Net [3], cherche à déterminer la place gardée par les grands médias dans la création de l’information. Il en ressort que, là où l’information circule de manière libre, il manque la validation et l’expertise afin d’obtenir un résultat efficace. Rôles qui nous incluent.

Évidemment, il n’est pas rare de voir des internautes prendre ce rôle, servant de relais-pivot à ses followers. Est-ce pour autant la fin du  documentaliste ? Non ! Car, pour rappel, l’objectif du documentaliste est d’apprendre à ses usagers à chercher l’information correctement, autrement dit… un bon documentaliste est un documentaliste qui apprend à ses clients à se passer de lui.

Mission accomplished ! (?) Plus que +/- 300 missions, et on pourra se passer de nous 😉

Sinon… À quand cinq documentalistes enfermés dans le Périgord pour confirmer cette expérience ? Je veux bien en être 🙂


[1] #Lille #boom : retour sur le buzz ch’ti
[2] Twitter s’enflamme sur la « mort de Johnny Depp »
[3] Infos supplémentaires : Blog, Liste Twitter (hashtag : #huisclosnet)

Publicités