REX : Twitter comme outil de présence en ligne

Posted on 3 février 2010

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Nous tournons-nous vers un web où seule la présence compte ?

C’est bel et bien un thème souvent abordé ces derniers temps ([1], pour ne citer qu’un exemple) et qui m’intéresse depuis un sacré bout de temps.

Jadis peu enclin à me montrer sur le web (politique du parano : 36 pseudos différents, adresses e-mail fake, absence sur les réseaux sociaux,…), il m’a fallu néanmoins m’avancer sur le terrain : le dicton « pour vivre heureux, vivons cachés » n’a plus sa place dans notre société 2.0.

J’ai donc cherché un système permettant d’accroître ma visibilité, assez rapidement, sans toutefois passer par des systèmes de référencement : chez moi, tout est 100% naturel !

L’idée de passer par les grands réseaux — « privé », comme Facebook, professionnel, comme LinkedIn — n’était pas vraiment pour me plaire : non seulement, cela implique soit une participation accrue sur le net, soit l’élaboration d’un réseau de contacts assez étendu ; qui plus est, avec un nom aussi courant que le mien, d’autres Sébastien Declercq avaient déjà envahi ces parts du web.

Par ailleurs, la rédaction d’un blog n’était pas, à ce moment-là, une possibilité : pour un blog, il faut du temps, des idées et, surtout !,  des envies rédactionnelles que je ne me connaissais pas. Il me fallait donc une autre solution.

Celle-ci, je l’ai trouvée en partie grâce à E. Delcroix, ayant participé (de force) à son expérience d’utilisation de Twitter comme outil pédagogique (expérience dont je ne parlerai pas, ce n’est pas le sujet de l’article 😉 ). Cet outil, bien qu’ayant déjà fait débat dans mon entourage professionnel, n’avait pas particulièrement retenu mon attention : écrire en un nombre limité de caractères, partager des informations pas toujours vérifiées ou utiles (pour rappel, Twitter était et reste présenté comme un outil permettant de dire ce que l’on fait),…

Mais bon, expérience pédagogique oblige, il m’a bien fallu m’impliquer et regarder plus avant le fonctionnement de Twitter. Et, à vrai dire, le résultat m’a plutôt surpris !

Enfin, la combinaison Pearltrees-Twitter, apparue durant ma phase d’approche avec Twitter, a définitivement fait pencher la balance.

La solution logicielle trouvée, il m’a fallu développer un réseau de followers, qui me permettrait d’agrandir mon nombre de followings (bah oui, ça reste le jeu de Twitter !) mais, comme dit précédemment, je ne tenais pas à précipiter les choses, voulant faire évoluer ma présence de manière naturelle. Pas de mass following, donc.

Petit à petit, mes listes de follow* ont grossi, jusqu’à arriver à un certain équilibre (je passe les détails inintéressants). Ces quelques 200 liens entre mon compte et d’autres Tweeters, multipliés par les différentes API Twitter (vous les connaissez mieux que moi, donc je ne vais pas les énumérer) m’ont permis de (re)prendre une place dans les résultats des grands moteurs de recherche, à mon nom.

En moins d’un mois, je suis passé 4e sur Google (Belgique), 5e sur Bing, nulle part sur Yahoo! (mais qui ne référence pas Twitter). Ainsi, par une simple présence, sans blog, sans page à mon nom, avec un « casier web » totalement vierge, je suis parvenu à récupérer mon nom.

Par ailleurs, mon compte commence à être associé aux différents thèmes que je traite sur Twitter (principalement au niveau de la veille et du web sémantique) et ce par une simple communication d’URLs.

Conclusion…

La présence sur le web est bel et bien suffisante à faire émerger quelqu’un sur la toile, sans entraîner des démarches titanesques de publicité et de référencement, ce qui n’est généralement pas l’objectif des internautes privés.

Comme le dit E. Delcroix ([2]), l’utilisation des réseaux sociaux n’est même plus un élément nécessaire à développer une présence (je pars du principe que Twitter est social autant qu’une pomme est un légume) : une combinaison web temps-réel (Twitter) & outil d’archivage (Pearltrees), suffit à faire émerger un échange d’information et des contacts. L’appel récursif de l’un à l’autre (archivage automatique Twitter → Pearltrees & publication automatique Pearltrees → Twitter) permet d’utiliser un genre de mashup accroissant petit à petit l’importance des deux éléments.

Avec une activité minime (retweets, veille et sauvegarde d’URLs), un compte — et donc un internaute — peut acquérir une place de choix sur le web.

Aussi ténue qu’un fantôme qui s’accapare l’entièreté de la maison hantée, la présence tisse sa toile sur le web…



http://jjbrun.wordpress.com/2010/02/01/twitter-comme-strategie-de-referencement/

http://leszed.ed-productions.com/les-reseaux-sociaux-sont-morts-vive-la-presence/

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